L’allaitement maternel, la plus grande richesse pour le nouveau-né

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L’étude Épifane, menée au cours du 1er trimestre 2012 en France au sein de 136 maternités, constatait que 60 % des nourrissons étaient nourris exclusivement au lait maternel à la maternité, et que ce taux tombait à 35 % dès l’âge de 1 mois du nourrisson. Or, l’OMS (l’Organisation Mondiale de la Santé) peut désormais affirmer, avec certitude, que l’allaitement exclusif au sein, réduit la mortalité de l’enfant et que ses bienfaits pour la santé se ressentent jusqu’à l’âge adulte. Elle recommande fortement l’allaitement au sein exclusif durant les 6 premiers mois du nourrisson. 

L’enfant au sein, dès la première heure de sa naissance

Femme avec jeune enfantLe lait maternel est conçu pour nourrir le petit d’homme et lui apporter tous les nutriments dont il a besoin pour grandir et se développer. Le premier aliment que doit ingérer le nouveau-né est le colostrum de sa mère. Cette sécrétion lactée jaunâtre et épaisse est produite en fin de grossesse et dans les tout premiers jours après l’accouchement. Elle est riche en anticorps – fabriqués par la mère en fonction des agents infectieux auxquels cette dernière a pu être exposée – et est donc la meilleure source d’immunisation pour le nouveau-né. Ces anticorps peuvent être absorbés par le nouveau-né dans les premiers temps après sa naissance. Passées les premières heures, les cellules intestinales ne laisseront plus passer les « grandes molécules » et les anticorps seront détruits lors de la digestion. C’est pourquoi, l’OMS recommande que le nourrisson soit alimenté, au sein maternel, dès la première heure qui suit sa naissance.

Lorsque l’on sait que l’intestin du nourrisson est en mesure de dresser une barrière anti-allergique efficace contre les protéines autres qu’humaines qu’au bout de 3 mois et demi, on comprend l’importance de l’allaitement maternel pendant ce laps de temps. Tout lait différent du lait humain sera identifié comme étranger par l’organisme et susceptible de créer un risque d’intolérance.

L’exceptionnelle richesse du lait maternel

Le lait maternel contient une grande quantité de facteurs biologiques (immunoglobulines A, macrophages, lymphocytes B et T, oligosaccharides, lactoferrine, lysosyme…) qui, d’une part, protègent le nouveau-né des infections et, d’autre part, favorisent le développement de son propre système immunitaire.

De plus, le lait maternel est un produit vivant ; il évolue au cours de la tétée, il évolue au cours de la journée, il évolue en fonction de l’âge du nourrisson. Au cours de la tétée le lait évolue d’un liquide principalement composé d’eau et de sels minéraux à un liquide beaucoup plus concentré en lipides. Le bébé ressent alors une sensation de satiété ; il est donc important que le nourrisson tète chaque sein assez longtemps pour bénéficier de la richesse du lait de fin de tétée. Sur la journée, la composition du lait se transforme : le lait du matin est différent du lait de midi et encore différent du lait du soir. Enfin, au fil des semaines, le volume de lait augmente et sa composition varie pour s’adapter aux besoins de l’enfant. On comprend donc la complexité que représente le remplacement du lait maternel par des laits de substitution.

Les bienfaits avérés de l’allaitement maternel

De nombreuses études prouvent que l’allaitement maternel a un effet protecteur sur le risque d’obésité chez l’enfant et l’adolescent qui souffriront moins de diabète de type 2. Une fois adulte, les enfants élevés au lait maternel ont souvent une cholestérolémie et une tension artérielle plus basses. Leur quotient intellectuel est amélioré d’environ 3 points.

Pour la mère allaitante, les bienfaits sont aussi tout à fait intéressants : perte de poids plus rapide, protection contre le cancer du sein et de l’ovaire, prévention de l’ostéoporose, diminution des infections post-partum. L’allaitement maternel favoriserait aussi un climat émotionnel favorable entre la mère et l’enfant.
L’OMS indique : « Le lait maternel favorise le développement sensoriel et cognitif et protège le nourrisson contre les maladies infectieuses et chroniques. L’allaitement exclusif au sein diminue la mortalité infantile imputable aux maladies courantes de l’enfance, comme les diarrhées ou les pneumonies, et il accélère la guérison en cas de maladie. Il contribue à la santé et au bien-être des mères, aide à espacer les naissances, réduit le risque de cancer ovarien ou mammaire, augmente les ressources de la famille et du pays. C’est un moyen sûr et écologique d’alimenter l’enfant. »

On comprend donc pourquoi, l’OMS et l’UNICEF recommandent

• le commencement de l’allaitement dès la première heure qui suit la naissance ;
• l’allaitement exclusif au sein – c’est-à-dire que le nourrisson n’absorbe que du lait maternel et aucune autre nourriture ou boisson, pas même de l’eau ;
• l’allaitement à la demande – c’est-à-dire aussi souvent que l’enfant le réclame, jour et nuit;
• pas de biberons, de tétines ou de sucettes.

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