La Dégénérescence Cérébrale Liée à l’Âge

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Les experts estiment actuellement qu’environ 3% de la population européenne de plus de 65 ans est potentiellement atteinte de Dégénérescence Cérébrale Liée à l’Âge (DCLA). Cette dégénérescence qui, comme son nom l’indique, augmente avec l’âge, concernerait 30% des sujets au-delà de 85 ans.

Symptômes et évolution

perte de mémoireLes symptômes peuvent débuter dès 50 ans, mais ils sont plus fréquents après 65 ans. Ils durent environ une dizaine d’années après leurs premières manifestations. Dans un premier temps, la personne atteinte se lamente d’oublier des fragments du passé proche (amnésie). Elle ne parvient plus à enregistrer de nouvelles informations et perd ses repères spatio-temporels. Les souvenirs d’antan, ancrés au plus profond de la mémoire persistent durant un certain temps, assurant ainsi le lien indispensable du malade avec son histoire, son temps et sa singularité, à travers le vague souvenir d’odeurs, de saveurs, d’intonations. Des troubles du langage apparaissent ensuite (aphasie) et rendent la communication difficile. La maladresse gestuelle (apraxie) s’accompagne de la perte de sensations et de la reconnaissance visuelle ou auditive (agnosie). Enfin, le patient ne reconnaît plus son entourage (prosopagnosie). Les troubles de mémoires s’accentuent progressivement et s’accompagnent plus ou moins précocement d’une atteinte des autres fonctions supérieures et d’une perte d’autonomie. Dans un état de profonde confusion mentale, le patient souffre de son amoindrissement, ce qui génère la frustration, l’indifférence, le mutisme, voire l’agressivité.

Afin que mémoire ne meure…

Le bon fonctionnement du cerveau nécessite que nous mangions de manière suffisante, équilibrée et diversifiée.  Notre cerveau a besoin d’un apport quotidien : en glucose (pain, biscottes, riz, pâtes, pomme de terre, légumes secs), en protéines et lipides (viandes, poissons, œufs, produits laitiers) et en acides gras polyinsaturés (huile de colza, soja, noix, thon, saumon). De plus, le cerveau reste, après les tissus adipeux, l’organe le plus riche en graisses. Ainsi, il est important de l’alimenter en acides gras-insaturés, omega 3 (acide alpha-linoléique) et Oméga 6 (acide linoléique).

Alimentation équilibréeLes vitamines sont également indispensables pour le cerveau :

  • la vitamine B1 intervient dans la synthèse des neurotransmetteurs.
  • les vitamines B12, B9, B6 interviennent dans la diminution du taux sanguin de l’homocystéine, ce qui contribue à limiter un déclin cognitif.
  • la vitamine B3 intervient dans le maintien de la vitalité d’esprit.
  • De son côté, la vitamine E participe à la protection des AGPLI-LC, principaux constituants des neurones.

Enfin, des antioxydants, comme les flavonoïdes favorisent une bonne irrigation et oxygénation cérébrale.

L’hygiène de vie, indissociable de toute diététique cérébrale :

Le surmenage, l’anxiété, la déprime, l’abus de tabac ou d’alcool, l’hypertension et certains médicaments (antidépresseurs, bêta-bloquants, anti-histaminiques…) ne sont pas sans influence sur les troubles de la mémoire. À l’inverse, le sommeil, l’activité physique (la marche) et la lecture ont des effets incontestablement bénéfiques pour préserver et stimuler efficacement la mémoire.

Conclusion

Le vieillissement n’épargne pas la mémoire, symbole de l’identité individuelle. Perdre la mémoire s’accompagne de modifications physiques, psychologiques et d’un isolement social. Une bonne hygiène de vie et des apports nutritionnels participent à limiter une dégénérescence précoce et peuvent aider à atténuer les désagréments de ce processus inévitable.

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